AU FIL DES ÉNERGIES – N°17 / JANVIER 2020

OLIVIER ROUSSEAU, NOUVEAU DIRECTEUR COMMERCIAL DE SÉLIA

 

 

 

 

 

 

 

Olivier ROUSSEAU, expert de la relation client et fort de 25 années de carrière est le nouveau Directeur Commercial de SÉLIA.

Professionnel de terrain aguerri, le marché de l’énergie est loin de lui être inconnu. Il se distingue dans ce vaste secteur en exerçant en début de carrière au sein de TOTAL puis plus tard au sein d’ENGIE. Olivier ROUSSEAU possède aujourd’hui des aptitudes certaines en matière de stratégie de vente et de gestion d’équipe. Il l’a déjà prouvé depuis quelques mois dans l’exercice de ses nouvelles fonctions, au même titre d’ailleurs que son dynamisme et son pragmatisme.

Faire progresser les hommes et leurs organisations pour améliorer la satisfaction client fait partie des réflexions quotidiennes de ce dirigeant naturellement à l’écoute et à la disposition de chacun.

 

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FLUX79 : PREMIER ÉVÉNEMENT CONSACRÉ A L’ÉNERGIE EN DEUX-SÈVRES SIGNÉ SÉLIA

 

 

Pari réussi pour le Groupe SÉOLIS qui a accueilli plus d’une centaine de personnes à ses premières rencontres de l’énergie le 21 novembre.

Instituer une manifestation locale de référence dans le domaine des énergies et asseoir l’expertise du Groupe sur les problématiques du secteur ; les attentes derrière cette première édition de Flux79 étaient claires. Les professionnels, première cible de cet événement orienté vers les enjeux économiques et environnementaux de l’énergie ont fait honneur à l’invitation qui leur a été adressée.

Apporter des réponses aux professionnels avec pragmatisme et pédagogie

Fiscalité énergétique, mobilité propre, Certificats d’Économies d’Énergie ou encore énergies renouvelables, ces quatre grands sujets ont été abordés par nos spécialistes internes et deux « clients témoins » au cours d’ateliers pratiques de trente minutes. À l’issue de ces séances, les participants n’ont pas hésité à prendre la parole pour interagir avec ces experts venus leur apporter des éclairages concrets sur les problématiques énergétiques de leur quotidien professionnel.
Côté « solutions innovantes en matière d’énergie », VMH énergies et ses panneaux solaires, le CRER et ses solutions d’accompagnement, E-lios et sa solution d’utilisation des datas au service de l’efficacité énergétique, Auger et ses installations de production d’énergie, Kereon intelligence et son expertise en utilisation des datas… ces 5 structures locales sont restées en exposition et disponibles tout au long de la soirée pour répondre aux interrogations des plus curieux.

La transition énergétique vue par un expert en climatologie

Gage de qualité de cette grande première édition, la présence de Jean JOUZEL venu traiter du réchauffement climatique et de la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre à toutes les échelles. Pendant presque une heure, face à une salle comble, le climatologue a passé en revue les sujets des combustibles fossiles, de la hausse des températures, de la disponibilité de l’eau… et a fait le parallèle avec l’importance du périmètre d’action des fournisseurs d’énergies sur les volets, entre autres, des énergies renouvelables et de l’écomobilité.

Cette première édition a été concluante pour le Groupe qui marque encore un peu plus sa recherche de proximité avec ses publics.

 

 

 

 

 

 

 

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LE PLAFOND DE L’ARENH DÉPASSÉ POUR 2020

Le dernier guichet l’a une nouvelle fois prouvé : l’ARENH est victime de son succès. Compte tenu des conditions de marché, les fournisseurs ont massivement demandé à bénéficier de l’ARENH. Les volumes demandés pour 2020 sont ainsi 1,5 fois plus élevés que le plafond réglementaire. Une situation qui appelle à une possible réforme du dispositif.

Un dispositif visant à stimuler la concurrence sur le marché français

L’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH) a été instauré par la loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité) votée en décembre 2010. Assez technique, ce dispositif est opérationnel depuis le 1er juillet 2011 et jusqu’au 31 décembre 2025.

L’objectif principal de ce dispositif est d’encourager le développement de la concurrence en France en offrant une nouvelle source d’approvisionnement en électricité aux fournisseurs alternatifs.

L’ARENH offre la possibilité aux fournisseurs alternatifs d’acheter à un prix régulé (c’est-à-dire défini et garanti par les pouvoirs publics) de l’électricité provenant des centrales nucléaires d’EDF en France mises en service avant le vote de la loi (c’est-à-dire décembre 2010). Depuis le 1er janvier 2012, le prix de l’ARENH est de 42 €/MWh.

Deux points importants doivent être soulignés. Tout d’abord, les volumes demandés ne peuvent excéder un plafond réglementaire fixé à 100 TWh par an (hors fourniture des pertes aux gestionnaires de réseaux). Ensuite, les volumes demandés par chaque fournisseur sont limités aux consommations de ses clients. On parle ainsi de « droit à l’ARENH » avec un contrôle a posteriori de ces droits par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) qui gère le dispositif.

Une augmentation progressive des volumes demandés, jusqu’au dépassement du plafond réglementaire

Le développement de la concurrence sur le marché français a mécaniquement augmenté les droits à l’ARENH des fournisseurs, et donc les volumes qu’ils peuvent demander chaque semestre aux guichets ARENH.

Évolution des volumes d’ARENH livrés ou à livrer (en TWh) (1)

(1) Hors fourniture des pertes des gestionnaires de réseaux
Source : CRE

 

L’analyse des volumes d’ARENH livrés (ou à livrer) nécessite de différencier quatre périodes.

1ère période : mi 2011 – 2014
Les prix de gros étaient globalement supérieurs à l’ARENH. Il était donc préférable pour les fournisseurs de se sourcer au guichet ARENH (pour en moyenne 60 TWh par an).

2ème période : 2015 – 2016
Une situation inverse prévalait durant ces deux années. Les prix de gros étant globalement descendus sous le plafond de l’ARENH (42 €/MWh pour rappel), les fournisseurs ont logiquement privilégié un sourcing sur le marché de gros. Ils ont ainsi déserté les guichets ARENH qui sont tombés à zéro.

3ème période : 2017 – 2018
Comme pour la 1ère période, l’approvisionnement à l’ARENH a été privilégié au sourcing marché suite à la remontée des prix de gros de l’électricité. Les volumes livrés ont sensiblement augmenté (81 TWh en 2017 et 87 TWh en 2018), tout en demeurant sous le plafond de 100 TWh.

4ème période : 2019 – 2020
L’année 2019 a marqué un tournant majeur. Pour la première fois, les demandes d’ARENH ont dépassé le plafond de 100 TWh pour s’établir à 133 TWh au total.
Le plafond n’ayant pas été modifié réglementairement, les demandes n’ont pas pu être satisfaites en totalité. Elles ont donc été écrêtées. C’est-à-dire que les fournisseurs n’ont été livrés qu’à hauteur de 75 % de leurs demandes.
Cette situation s’est reproduite pour l’année 2020 avec 147 TWh demandés au total. A nouveau, les demandes ont donc été écrêtées, à hauteur cette fois de 68 %. Un fournisseur ayant droit à 10 TWh, ne recevra donc que 6,8 TWh.

Vers une réforme du dispositif : quels paramètres peuvent évoluer ?

L’augmentation des demandes d’ARENH (au-delà du plafond prévu par la loi) pousse désormais à une réforme du dispositif. Trois grands paramètres sont sur la table des discussions :

  • les conditions d’accès à l’ARENH vont-elles évoluer, et notamment la possibilité -ou non – de revenir sur les demandes d’ARENH effectuées si les conditions de marché évoluent entre la date de la demande et la date de livraison ? Va-t-on instaurer plusieurs guichets de demandes (par exemple trois guichets par an en janvier, juin et octobre au lieu de deux actuellement) ?
  • le prix de l’ARENH (dont le niveau de 42 €/MWh est inchangé depuis le 1er janvier 2012) va-t-il évoluer ?
  • le plafond actuel va-t-il augmenter, par exemple pour être porté à 150 TWh, voire à 200 TWh ?

A l’heure actuelle, les pouvoirs publics n’ont pas tranché. Seule certitude : la loi Énergie-Climat promulguée le 8 novembre 2019 a offert au gouvernement la possibilité d’augmenter le volume d’ARENH à 150 TWh par an, soit 50 % de plus que l’actuel plafond. En 2020, le gouvernement pourra donc – s’il le souhaite – effectuer ce relèvement, et également modifier le prix de l’ARENH le tout, sans avoir besoin de repasser par un vote de l’Assemblée nationale et du Sénat.